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Ce n’est pas du bois flotté !

Non ce n’est pas du bois flotté !

Vous qui pensez que mes branches sont en bois flotté : Désolée, je casse le mythe ! Bon en même temps, il n’y a pas de mythe… Je passe mon temps à rectifier auprès de mes clients ou sur les réseaux qu’il ne s’agit pas de bois flotté. 😅 Comme je ne vis pas près de la mer, forcément, ça serait compliqué pour moi de vous en proposer.

Je vous explique dans cet article d’où viennent mes branches, comment je les travaille, etc.

Comment et où je trouve ces branches ?

Il s’agit de branches d’arbres qui viennent de chez moi, dans le Poitou. (Ceux qui sont bons en géo me diront “bah y a la mer dans le Poitou!” Alors déjà c’est pas la mer, c’est l’océan 😝 ! Mais surtout, je suis côté Deux Sèvres / Vienne, donc assez loin finalement).

On pourrait croire que je n’ai qu’à aller dans les bois, me pencher pour les ramasser. Que nenni ! Ça serait bien trop facile !

J’ai deux solutions pour trouver ces branches :

Je peux aller me promener dans les bois (c’est la première solution que j’ai commencée par essayer naturellement). Mais (je le détaillerai plus bas), une fois mortes ou coupées, les essences ne réagissent pas toutes de la même façon, à la même vitesse. Même le châtaignier fini par moisir un jour. Une fois le bois moisi, il n’est plus récupérable. Je passe donc beaucoup de temps à chercher, regarder si le bois est intact, s’il n’est pas grignoté par les insectes, s’il n’y a pas de trace de moisissure etc, avant le ramasser. Et même si j’ai été minutieuse sur cette étape, il arrive que j’ai de mauvaises surprises à l’étape nettoyage…

Je peux également récupérer du bois élagué. Lorsque ma famille, ma belle famille, ou mon conjoint et moi taillons des arbres ou des haies, ou coupons du bois de chauffage, je viens généralement fouiner dans les tas de branches (selon les essences) pour me récupérer un stock de belles futures créations. À l’inverse de la première étape où les branches n’ont plus qu’à être nettoyées, ici, je dois les faire sécher loooongtemps (plusieurs mois à un an et demi selon les essences et selon si les branches ont été coupées en hiver ou en été) avant de pouvoir les exploiter. Et même au sein d’un même stock de la même essence, certaines branches seront exploitables, d’autres auront pourri… 🤷‍♀️
Vous l’aurez compris, il n’y a jamais de réussite à 100%. C’est très aléatoire.

De quelles essences s’agit-il ?

Comme je le disais, toutes les essences ne se valent pas.

Certaines branches, une fois mortes et tombées au sol, vont pourrir très vite, attirer les insectes qui vont les grignoter, ne pas résister à l’humidité. Bizarrement, c’est le cas pour le chêne ! Il a la réputation d’être solide et imputrescible. Pourtant, ses branches ne résistent pas du tout à l’humidité et aux insectes une fois au sol. Je n’ai jamais pu exploiter une seule branche de chêne.

À l’inverse, le châtaignier… Là, nous avons un vrai winner ! Pour le coup, lui est vraiment imputrescible ! Même lorsque l’arbre est mort (ou une partie), il ne tombe pas et ses branches non plus. C’est un bois extrêmement solide et dur. Pour les arbres les plus âgés, même lorsque leurs branches sont au sol, elles peuvent rester des années sans pourrir. C’est une mine d’or pour moi lorsque je tombe sur un vieux châtaignier tombé (c’est assez rare tellement il est solide). Donc, nous avons là les deux extrêmes. Entre les deux, il y a plusieurs essences que je peux exploiter facilement comme le frêne que je travaille très souvent, le peuplier, le tilleul, le noyer, le cognassier. Plus surprenant, le laurier sauce qui dégage une très subtile odeur ou encore le lierre. J’adore le lierre ! Mais même s’il a la réputation d’être envahissant et résistant, comme le chêne, lorsqu’il est mort, il ne résiste pas longtemps. Il faut donc le récupérer au bon moment et le chouchouter (mais il en vaut vraiment la peine !)

Et le nettoyage alors ?

Oui parce qu’une fois toutes ces branches ramassées et stockées, qu’est-ce que j’en fais ? Je passe alors à l’étape cracra qui est le nettoyage / écorçage (il existe ce mot ? 🤔). Ici, je n’utilise pas de produit : que de l’eau très chaude, une sorte de grattoir pour l’écorce, une brosse et du tampon à récurer (le truc vert au dos de l’éponge)

Je ne vais pas détailler tous mes secrets à cette étape-là, mais je passe beaucoup de temps à écorcer, gratter, frotter. Encore une fois, toutes les essences ne subissent pas le même traitement. Le châtaignier, par exemple, saute l’écorçage, car il n’en n’a plus quand je le ramasse. Par contre, je passe beaucoup de temps à le nettoyer.

Je sors généralement de cette tâche avec les mains fripées et abimées de partout, un bon mal de dos (vous savez, celui qu’on a souvent quand on fait la vaisselle ? Ou alors, il n’y a que moi qui suis vieille avant l’âge ?? 🤔).

Bon après, il faut nettoyer tout le joli m**dier que j’ai laissé, et c’est le moins marrant, croyez-moi !! (Je vous rassure, ce n’est pas l’évier de ma cuisine sur les photos ! 😅)

Et pour finir, il reste un ultime séchage assez rapide. Habituellement, je peux exploiter mes branches 24h après.

Voilà je crois que vous savez tout maintenant sur mes branches…

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